Par Manuel de Lara, vendredi 16 juin 2006 à 15:08 - actu. - #42 - rss
Les investissements dans l’innovation représentent une priorité essentielle pour la politique de cohésion dans l’ensemble de l’Union Européenne.
Dans sa communication en faveur d’une politique de cohésion pour soutenir la croissance et l’emploi, la Commission Européenne rappelle dans ses orientations stratégiques pour la période 2007-2013 que « (…) l’Europe doit renouveler les bases de sa compétitivité, augmenter son potentiel de croissance ainsi que sa productivité et renforcer la cohésion sociale, en misant principalement sur la connaissance, l’innovation et la valorisation du capital humain... » et précise que le cofinancement de ces investissements doit être la principale priorité dans les régions concernées par le nouvel objectif régional en matière de compétitivité et d’emploi, où les ressources financières limitées doivent être concentrées de sorte à pouvoir atteindre une masse critique et à produire un effet levier.
Pourtant, dans un contexte de concurrence mondiale accrue et ouverte, la concentration des activités d’innovations « High-Tech » se fait autour de grandes métropoles régionales et à des niveaux infra régionaux assez circonscrits, laissant subsister d’importantes divergences au sein des tissus régionaux.
On assiste alors à un phénomène de polarisation : il y a des territoires, porteurs d’avenir qui concentrent la capacité à évoluer et innover (les territoires pionniers), en toutes circonstances et il y en a d’autres qui restent en marge de toute capacité d’innovation (les territoires fragiles). Il existe ainsi une inégalité de l’ensemble des territoires européens face aux mêmes défis liés à la société de la connaissance.
Parmi les territoires « fragiles », il est cependant important de distinguer à l’image du Pays Basque « les territoires en incubation » : il s’agit de territoires qui ont fait des investissements structurants, notamment en terme d’infrastructures et de services technologiques à valeur ajoutée, ainsi que dans des domaines d’applications qui peuvent être porteurs d’avenir, mais qui ne sont pas encore parvenus à mobiliser collectivement leur potentiel d’innovation.
Cette situation est d’autant plus dommageable que ces territoires ont souvent fait des investissements conséquents et pertinents et qu’ils jouent un rôle moteur dans le développement de tout le territoire environnant.
Loin d’être condamnés au déclin, ces territoires à l’image du Pays Basque ouvrent la voie à une vision du développement de l’innovation complémentaire : ils sont dotés de savoirs et savoir-faire liés à des activités économiques traditionnelles, c’est-à -dire des connaissances productives, mais surtout ils se caractérisent par l’émergence de formes d’incitation et de mobilisation d’acteurs du territoire leur permettant de s’engager dans des stratégies de développement collectives.
L’ambition de « Pays Basque Numérique » est de consolider cette dynamique en mettant en synergie tous les acteurs qui contribuent chacun à leur niveau au développement et à la diffusion de l’innovation de ce territoire en :
- Conduisant un dispositif d’ingénierie et diffusion d’une culture territoriale de l’innovation
- Aidant la création d'un centre de ressources et de transfert autour de la « Maison écologique »
- Créant un centre de ressources et de transfert autour des technologies éducatives innovantes
- Soutenant la création d’un cluster créatif autour du Plateau Image de Biarritz
- Affirmant l’euskara comme vecteur de modernité et d’innovation



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