Par Manuel de Lara, vendredi 16 juin 2006 à 15:09 - actu. - #41 - rss
Depuis le lancement en 1992 de la démarche Pays Basque 2010 notre représentation du monde et son organisation se sont complètement bouleversées sous trois effets indépendants mais convergents : les besoins de l’économie en matière de gestion flexible et de mondialisation du capital, de la production et du commerce ; les exigences d’une société qui malgré les systèmes politiques les moins propices considèrent les valeurs de libertés individuelles et de communications comme essentielles ; et enfin les progrès extraordinaires de l’informatique et des télécommunications qui n’ont d’égal que l’engouement suscité par le réseau Internet depuis son ouverture au public au début de l’année 1994 en France.
Le nouveau monde est aujourd’hui devant nous. C’est un espace de plus en plus ouvert, fonctionnant en réseau autour de nouveaux champs de force qui rendent la compétition chaque jour plus accrue entre les territoires. Si plus personne n’est en mesure de contester la suprématie des Etats-Unis, les pays de l’Union Européenne cherchent encore le chemin pour devenir l’économie la plus compétitive du monde tandis que les pays qui constituent le BRIC (Brésil, Russie Inde, Chine) investissent résolument dans l’enseignement supérieur, les laboratoires de recherche-développement pour prendre place dans l’industrie des hautes technologies et ainsi modifier par leur économie d’ici une dizaine d’années le rapport de force mondial.
De manière plus proche, la Communauté autonome d’Euskadi a fait le pari de l’ouverture au monde pour prendre une meilleure place dans l’économie du savoir du 2Ièmesiècle. Pour cela tout en étant confrontée à la transformation d’une société au riche passé industriel, elle tire la conséquence des révolutions technologiques pour participer avec ses laboratoires de recherche-développement à la fabrication et à la diffusion des biotechnologies et nanotechnologies.
Dans ce contexte, il est légitime de se poser la question de la place que trouvera le Pays Basque de France à l’horizon 2020 dans la mondialisation ?
Au niveau d’un territoire d’un peu plus de 260 000 habitants et de moins de 3 000 Km², la réponse est évidemment une question d’échelle. C’est pourquoi, à un moment où le Pays Basque est confronté au défi de trouver sa place dans cette dynamique mondiale, qui n’est pas exempte de dégradation de l’environnement, d’instabilité, d’insécurité, d’inégalité et d’exclusion sociale, la question de l’apport des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans le projet de territoire renvoie à celle de quel modèle de société souhaitons-nous collectivement mettre en place ensemble pour 2020.
Outils d’expression, de partage de savoirs, de participation, les TIC peuvent constituer pour un territoire en devenir comme le Pays Basque un vecteur puissant de changement et de construction de nouveaux espaces pour l’action collective. C'est pourquoi, dans les propositions d'action versées comme une nouvelle contribution pour enrichir le projet de territoire "Pays Basque 2020" il s'agit de construire un Pays Basque ouver au monde en :
- Soutenant la « Pays Basque Numérique » : une marque de territoire au service d’une ambition collective
- Accopagnant la création d'un institut européen de la création multimédia pour renforcer l’image du Pays Basque
- Appuyant le développement durable au service du rayonnement sur Internet du Pays Basque
- Consolidantla cellule d’intelligence économique en réseau initiée sur Izarbel… 12



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